Soumis au rythme des saisons, le jardin de Saint-Antoine implanté dans la cour des Écuries de l'Abbaye est une illustration du jardin monastique.
Au Moyen Age, les jardins environnent les édifices claustraux et accueillent les essences végétales nécessaires à l'alimentation comme à la pharmacopée des religieux.
Les plantes présentées ici sont alors utilisées par les Hospitaliers de Saint-Antoine pour la confection des onguents, emplâtres et décoctions, à base de vin, de miel ou de farine d'orge, destinés aux malades atteints du mal des Ardents selon les traités d'herboristes, les herbiers de botanistes ou les recettes d'apothicaires rédigés entre le XVème siècle et le XVIIIème siècle.
Prélevées dans la nature puis acclimatées ou tout simplement cultivées en l'Abbaye, elles sont disposées dans des jardins spécifiques selon leur nature : l'hortus ou potager, l'herbularius ou jardin des simples, le pomarius ou verger.
Un jardin des curiosités (pour les plantes sauvages) et un jardin magique (pour les plantes narcotiques à forte connotation symbolique) complètent le traditionnel jardin de Marie ou jardin des fleurs.
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Jardins des cloîtres, jardins des princes... |
Jardins des cloîtres, Jardins des princes... Quand le parfum portait remède
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Exposition permanente du 5 mars au 11 novembre 2012 |